Archives pour la catégorie VIE ET SOCIETE



T.P. MAZEMBE: Achat d’un deuxième avion « MD 83″

avionmazembemd83.bmp

Régnant sur le toit Africain, le TPM a commencé à se préparer pour un retour honorable sur le football Africain en achetant un deuxième avion peint aux couleurs du Club. Le Club de Lubumbashi a été interdit de défendre le titre de la Ligue des Champions africaine plus tôt par la CAF cette année pour la mise en service d’un joueur non qualifié; Janvier Besala.

Le TP MAZEMBE a acheté un autre avion pour le transport des joueurs pour les futures rencontres locales et internationales.Le modèle de MD-83 avec 140 sièges a débarqué à Lubumbashi.Mazembe avait déjà acheté un autre avion « Dornier 128″  l’an dernier.Une première en Afrique, un club de football possède une flotte d’avions de ligne pouvant faciliter ses déplacements partout dans le monde. Pour la sécurité de toute la famille englebertoise, le chairman a porté son choix sur le constructeur américain Mc Donnell Douglas et ses MD 83 qui entrent en compétition avec l’Airbus 320 et le Boeing 737.

A 6H49 TU, la tour de contrôle annonce l’amorçage de l’atterrissage de cette précieuse acquisition, deux camions anti-incendie sont commis à l’accueil et projetteront leurs eaux une fois que l’avion aura entamé son taxi vers le terminal, ceci en signe de bénédiction. Moïse Katumbi, président du club a déclaré aux médias que acheter une seconde est en ligne avec leur ambition de devenir le plus grand club du continent.« Nous voulons être un éléphant dans le football africain et pour y parvenir nous devons acquérir tous les moyens nécessaires, « dit-il.

L’année dernière Mazembe a dévoilé un budget de 10 millions de dollars pour la saison en cours. Localement, le club a raté l’occasion d’aller en haut du classement de la Ligue de la République démocratique du Congo ce dimanche car le TPM  a fait un match nul avec le champion en titre, Vita Club de Kinshasa.Vita Club mène avec 24 points, tandis que Mazembe a 23.

RDC: attaque de la prison de Kasapa, plus de 900 évadés‎ y compris Gédeon

gedeon4292.jpg

Un commando de huit hommes armés et cagoulés a attaqué mercredi une prison au Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo (Rdc), parvenant à libérer 960 détenus dont un ancien chef-milicien Maï-Maï condamné à mort, Kyungu Mutanga Alias Gédéon, rapportent des médias.

Cette attaque contre la prison de Kassapa, située en périphérie de la ville de Lubumbashi dans la région du Katanga et qui contient 1.298 détenus, a occasionné la mort de deux personnes et l’évasion de plus de 960 détenus, selon le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur congolais Adolphe Lumanu N’sefu qui s’exprimait devant la presse à Kinshasa.D’après lui, près de 150 prisonniers ont été récupérés sur les 967 évadés. Il sollicite la coopération de la population pour mettre la main sur d’autres hors-la-loi en cavale.

L’attaque intervenait lors de la visite des membres de familles aux pensionnaires de la prison. Arrivés à bord d’un minibus, les assaillants n’ont pu accéder à l’intérieur de la prison qu’après une heure de combat. Une fois à l’intérieur de la prison, le commando a récupéré Gédéon.En mars 2009, un tribunal militaire du Katanga avait condamné le « Commandant Gédéon » à la peine de mort pour « crimes de guerre, crimes contre l’humanité, mouvement insurrectionnel et terrorisme », commis dans les territoires Katangais de Mitwaba, Pweto et Manono entre 2003 et 2006.

Source:afriscoop.net

POLITIQUE -RDC: Les 55 incontournables de novembre 2011

55poidslourds.jpg

Le journal Africa News révèle; il vaut mieux les avoir avec soi que contre soi !.

Les personnalités politiques les plus populaires de la Rd Congo. Elles pèseront lourd dans la balance lors de la prochaine présidentielle de novembre 2011. Le sondage « Les Points » les a dénichées. Dans le lot, par ordre décroissant, Moïse Katumbi, José Makila, Kin Kiey Mulumba, Pierre Pay Pay, Pius Muabilu Mbayu Mukala, Bamanisa Saidi, Claudel Lubaya, Raymond Tshibanda, Bahati Lukwebo, Matata Ponyo, Ne Mwanda Nsemi… et une seule femme, Henriette Wamu.

Pour la présidentielle de novembre 2011, il vaut mieux les avoir avec soi que contre soi. Ils, ce sont les cinquante-cinq personnalités politiques congolaises recensées par Les Points au terme de son dernier sondage effectué du 22 au 24 août 2011. Ce, dans les provinces et territoires de la Rd Congo.

Perçus par la population comme de véritables leaders à fort ancrage local, ces hommes et ces femmes ont en commun le fait qu’ils n’ont besoin de courtiser personne, mais risquent d’arbitrer le match de la présidentielle. Bien que les personnalités politiques-leaders locaux retenues dans le sondage le soient sur des critères très restrictifs : avoir œuvré dans les institutions au cours du mandat en cours notamment au sein du gouvernement central et provincial, l’Assemblée nationale et le Sénat , tout en n’étant pas candidat à la présidentielle, les résultats obtenus n’en sont pas moins riches d’enseignements en donnant déjà une idée sur le rapport de forces réel sur le terrain.

Sur les 55 personnalités plébiscitées, 30 sont membres de la majorité présidentielle et 25 de l’Opposition. Mais Les Points prévient que certaines personnalités de l’opposition extra-parlementaire peuvent jouer un rôle important lors des prochaines élections bien que n’ayant pas participé aux échéances de 2006. Et, surtout que le transfert des voix n’a jamais été automatique lorsqu’on sait que le scrutin présidentiel est à un tour. Quel que soit le cas de figure, les présidentiables qui veulent l’emporter en novembre 2011 devront composer avec ces faiseurs de roi. Qui pèse quoi sur la scène politique nationale ?

Comme dans les pays dits de vieille démocratie, où les instituts de sondage indiquent le baromètre de différents protagonistes et donnent la température avant les grandes joutes électorales, l’Institut Congolais Les Points de Frédéric Panda propose une étude aux électeurs Congolais à moins de 90 jours du fatidique rendez-vous de novembre 2011.

L’enquête révèle les noms des 55 personnalités politiques les plus influentes de la Rd Congo, répertoriées dans les provinces et les territoires de la République. Chacune d’elles dispose, affirme Panda, d’un électorat potentiel, qui se reconnait en lui et qu’il a pris le soin d’entretenir dès la proclamation des résultats des élections de 2006. « Ces leaders locaux qui représentent une force politique sûre, n’ont pas besoin de se greffer à un candidat président de la République pour se trouver une place au soleil électoral de novembre 2011. Au contraire, dans les meilleures conditions, ils peuvent se transformer en véritables faiseurs de rois », poursuit le commentaire de Panda.

Alors que le décor électoral est quasiment planté et le compte à rebours entamé, les partis ont convoqué congrès et conventions, tous clament leur popularité. Cependant, Panda se fait de soucis. « Toutes les batteries sont mises en marche pour les enjeux électoraux dont particulièrement la présidentielle. Mais, derrière ces manœuvres dilatoires et politiciennes se cache un grand marché des dupes qui profite plus aux imposteurs », estime-t-il, avant d’ajouter que « les politiciens, sans aucune visibilité sur terrain, se greffent derrière des candidats présidents, excluant des vraies valeurs politiques pour des intérêts égoïstes. Une telle action comporterait des conséquences très négatives sur le choix des vrais leaders d’opinion. D’où la nécessité de son enquête qui sélectionne les personnalités politiques-leaders locaux-ayant œuvré dans les institutions au cours du mandat en cours, notamment les membres du gouvernement, les députés et sénateurs ainsi que les gouverneurs des provinces, susceptibles de jouer un rôle clé lors de prochains scrutins, tout en excluant les candidats à la présidentielle à cause de leurs ambitions sur l’échelle nationale.

Deux catégories de personnalités politiques

Les Points distingue deux catégories de personnalités politiques. Il s’agit premièrement, de celles dont les œuvres et actions à impact visible ont permis de gagner totalement et dans la durée la confiance de leurs bases électorales. Ce qui leur confère une forte notoriété et la considération de la part de leurs concitoyens dans leurs fiefs.

La deuxième catégorie est constituée des « parasites politiques » sans réel poids politique et dont la popularité est fonction du soutien qu’elles manifestent à l’un ou l’autre présidentiable. Globalement, mentionne Les Points, sur les 55 personnalités retenues, 30 sont membres de la Majorité Présidentielle (MP) et 25 sont de l’Opposition parlementaire. Le premier d’entre elle, l’incontournable Gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, arrive en tête de sa province avec 42% comme cote de popularité au niveau local, équivalent à 6,3% au niveau national. Katumbi, comme on le sait très bien, est à lui seul un rouleau compresseur. Il a été le meilleur score des législatives nationales et provinciales de 2006.

Dissident du Mouvement de libération du Congo (MLC), José Makila Sumanda qui vient de créer, il y a à peine une année son propre parti politique (ATD) fait feux de tout bois dans la province forestière de la Rdc. Cet ancien Gouverneur est à ce jour une personnalité politique incontournable dans sa province grâce à son poids politique. Il bénéficie de 32% dans sa province, l’Equateur. Il se fait talonner par Tryphon Kin-Kiey Mulumba, le patron du Parti pour l’action (P.A), le réconciliateur attitré des Yansi et des Mbala, ses parents et est surnommé affectueusement « Ya Kala, bakala ngolo », traduction : le seul fils du terroir. Il a réussi à faire face au parti politique messianique du patriarche Antoine Gizenga et à remplier 32% au niveau local, soit 3,52% sur la balance nationale. Il est à la troisième place.

Pius Muabilu se hisse à la 4ème place au niveau national

Si la ville de Kinshasa est réputée bastion de l’opposition, elle se voit défier par un PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie) qui vient prouver le contraire. Bénéficiant de la sympathie des Kinois de tous les districts, le député Pius Muabilu s’accapare de 21% au niveau local et se hisse à la quatrième place au niveau national avec 2,1%. Il passe pour l’enfant terrible du Mont-Amba. Ce leader incontestable dans son district et dans la ville province de Kinshasa continue de prouver qu’il est proche de sa base dans tous les gestes qu’il pose et peu importe les circonstances. Il est affectueusement appelé « le père des démunis » et « des pauvres » et « l’assistance sociale » du district de Mont-Amba et de la ville de Kinshasa. Il ne se passe pas un jour sans qu’il ne vienne au secours de sa base.

L’on se rappellera de milliers des chaises plastiques qu’il a distribuées dans les églises CPCO dans sa circonscription électorale, la construction d’une borne-fontaine pour la population de Bibwa, etc. Pius Muabilu est le seul député qui est présent même dans les cérémonies funéraires où il ne se gêne pas de contribuer pour une bonne sépulture.

Le député national a aussi l’habitude de poser des actions de charité depuis plus de 10 ans et continuera encore à le faire, dans la mesure de ses possibilités, au vu de nombreux coups de fil qui tombent jour après jour, pour demander assistance, ou pour d’autres interventions sociales. Derrière lui, Pierre Pay Pay wa Siakasigé refait surface et fait ravaler leurs langues à ceux qui l’avaient enterré trop tôt. Il se retrouve à la première position dans sa province.

Une seule femme refait surface

Le palmarès national s’enchaine avec respectivement Bamanisa Saidi (1,8%). Le député élu de la province Orientale a été très remarquable lors des débats à l’Assemblée nationale. Une qualité rare dans un forum où certains élus n’ont même pas pu prendre la parole, ne serait-ce qu’une seule fois, réduits au rôle d’applaudisseurs ou des dormeurs. Bamanisa distance de peu un autre élu, Claudel Lubaya (1,36%), ancien député PPRD de Kananga passé à l’UNC de Vital Kamerhe. Candidat malheureux aux législatives de 2006, Raymond Tshibanda semble animé par la baraka. C’est certainement le résultat du travail de fourmi abattu 5 ans durant. L’ancien dircab de Kabila et ministre de la Coopération Internationale et Régionale pèse 1,2%, devant Modeste Bahati Lukwebo, président de l’AFDC qui glane 1,4% et le ministre des Finances Matata Ponyo, avec 0,87.

Le ministre Matata est celui qui s’est distingué par la rigueur, dans la gestion des finances publiques. Le financement des élections sur ressources propres en est l’exemple. Le ministre est aussi celui qui a lancé les travaux de modernisation des infrastructures routières de sa province, le Maniema.

Le premier ressortissant de la province du Bas-Congo à figurer dans ce hit, est Ne Muanda Nsemi, le propriétaire de Bundu dia Kongo qu’on dit proche du candidat Vital Kamerhe et totalise 0,85%. Président du SCODE, Jean- Claude Muyambo est le deuxième katangais à faire partie de ce top 55, même s’il est loin, très loin de Katumbi. Deux élus kinois font également leur apparition dans ce classement.

Il s’agit d’Henriette Wamu, la seule femme de ce groupe restreint. Elue en 2006 sur la liste FONUS dans la circonscription électorale de la Funa, et le MLC Adam Bombole, le député le mieux élu de Kinshasa. Deux fils de Bandundu rejoignent KKM dans ce cercle fermé : le PECO Didace Pembe et l’ADR Ndom Nda Ombel, député élu d’Idiofa.

Le Bas-Congo aligne aussi le sénateur PPRD Jacques Mbadu et le gouverneur PPRD Mbatshi Mbatshia. L’Equateur réapparait avec deux élus : Bofassa Djema et Endundo Bononge quand un deuxième représentant de la Province Orientale, l’ancien vice-gouverneur Joseph Bangakia pointe le nez.

Le Kasaï Occidental n’aurait pas été bien représenté si l’ADR Alex Kande et l’ENVOL Delly Sesanga Hipungu n’avaient pas figuré sur la liste des notabilités politiques du coin. Au Kasaï Oriental, les deux autres faiseurs de rois sont le gouverneur PPRD Ngoyi Kasanji et le CCU Lambert Mende Omalanga, élu de Lodja, porte-parole du Gouvernement et ministre de la Communication et des Médias, celui qui venait d’organiser le congrès de son parti.

Thambwe Mwamba et Gustave Omba passant pour les icônes du Maniema quand Claude Nyamugabo rejoint son frère Bahati Lukwebo pour le Sud Kivu. Et Mbusa Nyamwisi ainsi que Julien Paluku viennent disputer la vedette à Pay-Pay.

Source:groupelavenir.cd

KATANGA-POLITIQUE: Lors d’une interview exclusive, Moise Katumbi s’exprime!

05.jpg

Bonjour Monsieur le gouverneur. Les informations en notre possession ont fait état de votre expulsion lors d’une réunion tenue en marge de la commission mixte Afrique du Sud-RDC et du sabotage de votre micro lors de la célébration du 51ème  anniversaire de l’indépendance du pays à Lubumbashi par vos adversaires au sein de votre propre famille politique. De quoi s’agit-il exactement? Est-ce cela qui a été à l’origine de votre exil annoncé par notre journal ?

Merci beaucoup, dans tout le cas, la réunion avec le président Jacob Zuma, je n’étais pas expulsé comme les gens l’affirment. C’était le gouvernement central qui organisait cette réunion avec le Président de la République.

On avait laissé les experts et le gouvernement central continuer les travaux. Quant au 30 juin, c’est vrai qu’il y a eu un problème avec le micro. Il y a eu un retour du son. A ce niveau, je crois que les techniciens de la présidence doivent faire très attention et doivent bien faire leur travail. Parce que mon message était inaudible.

Heureusement, les enregistrements de-la version qui «est pas passée par le micro existent. Ce n’est pas qu’à moi cela est arrivé. Les gouverneurs Trésor Kapuku et André Kimbuta ont connu le même problème. Le ministre national des Infrastructures m’a dit qu’il a aussi une fois connu ce genre de désagrément. Il y a donc problème quelque part. Ces problèmes techniques doivent être réglés.

Et à propos de votre exil?

Non. Vous savez, autrefois, j’ai été en exil  de 1998 en 2003. Quand j’étais en exil, je n’étais pas rebelle. Mais c’était toujours à causé des mensonges de mes propres frères Katangais qui m’accusaient d’appuyer la rébellion. Ce sont des gens qui ne veulent pas que Moïse Katumbi fasse du bien. Ce ne sont pas les Congolais en général car j’ai des bons rapports avec tous mes frères Congolais. Mais j’ai plutôt des problèmes en particulier avec quelques politiciens katangais jaloux et sans envergure, qui ont échoué.

Ils ont fait la politique au Katanga où ils ont échoué. Pour couvrir leur opprobre et extérioriser leur haine, ils- cherchent à faire échouer Moïse. Ils ont oublié que chacun a son étoile. Je remercie le bon Dieu. Je suis chrétien, je prie chaque matin avant d’aller au travail. Que le bon Dieu me donne le courage comme il avait donné au Roi Salomon la sagesse de diriger son peuple. S’ils ont échoué, ce n’est pas de ma faute. Au contraire, ils doivent prier pour demander de revenir un jour aux affaires. Ces individus qui ont échoué n’ont même pas une hase. Je doute qu’ ils soient votés par leurs propres épouses.

Vous voulez dire que l’idée d’aller en exil ne vous a jamais traversé la tête, alors comment expliquer que les membres de votre famille et vos plus proches collaborateurs ont quitté le pays au même moment que vous allant dans tous les sens et sont rentrés au même moment dans la précipitation?

Non, tous les autres ne sont pas revenus. Si j’étais parti en exil, mes deux enfants ne seraient pas restés ici au Katanga. Vous savez, ma famille vit dans la discrétion. Les gens ne voient presque pas les membres de ma famille. Ces derniers ne sont pas de la race de ceux qui sillonnent les bureaux pour tracasser les autres, chercher de l’argent pour s’enrichir facilement. Personne n’a déjà vu mon épouse dans un bureau, ici ou ailleurs, en train de rançonner les autres. Je le dis et je répète, même quand je vais quitter la politique, je n’ai pas l’intention d’aller vivre en exil. Le Congo appartient à tous les Congolais. Il n’y a pas des super Congolais dans notre pays, nous tous sommes sur le même pied d’égalité.

Vous faites, semble-t-il, objet de nombreuses accusations notamment de fraude douanière ou à propos des ambitions que vous nourririez pour briguer la présidentielle en novembre 2011 contre Kabila… Pendant que vous continuez à confirmer votre retrait de la vie politique à l’issue de votre mandat actuel à la tête du Katanga. Comment vous-vous sentez dans votre peau ?

Je commence par la fraude douanière. Lorsque je suis arrivé à la tête de la province, le Katanga versait au trésor public USD 1,2 million chaque mois. Aujourd’hui, on st à au moins USD 25 millions pour la même durée. Où est-ce qu’il y a eu fraude? Au moment où je suis gouverneur ou lorsque je n’y étais pas encore? A supposer que c’est ma famille qui est à l’origine de la fraude, c’est quand même illogique que les douaniers que je coince chaque jour puissent se montrer complaisants vis-à-vis d’elle au détriment de la douane. Cette même douane perdait plus au moins USD 23 millions avant mon avènement. Il y a des lettres que nous avons écrites avec mon épouse et le DG Rugwiza de la douane a reçu ampliation. Je disais en substance que je ne veux pas du trafic d’influence. Parce qu’en Afrique il y a un problème: quand votre frère ou votre oncle est gouverneur, on croit que tout le monde dans la famille est gouverneur. Quand votre frère est, chef de l’Etat, vous croyez que vous devenez aussi chef de l’Etat. Non, l’appareil de l’Etat doit fonctionner. C’est pour cela que j’ai écrit à tous les services pour leur dire que je mettais en garde quiconque userait du trafic d’influence. C’est pourquoi les recettes ont augmenté au Katanga.

Et si vous poser la question au Directeur de la douane, aucun jour un membre de ma famille s’est livré au trafic d’influence. Un membre de ma famille qui va faire le trafic d’influence au niveau de la frontière, sa place est en prison. Le chef de l’Etat l’avait dit. Si les membres de ma famille m’aiment, ils ne doivent pas faire ce qui est contraire à ma philosophie. Aujourd’hui le président Moubarak est en train d’être jugé, je ne veux pas être jugé quand je serais parti du gouvernorat de la province. Qui pouvait imaginer que Moubarak serait jugé un jour? Et moi un simple gouverneur, j ‘assume aujourd’hui une fonction politique et le jour où je quitte cette fonction, je redeviens un simple citoyen. Tout est donc clair. Vous pouvez aller vous-même au niveau de la douane ou partout ailleurs, vous êtes libre de vérifier les recettes. Mais il y a aussi des jaloux qui ne dorment pas. J’ai connu combien de missions d’audit? On m’a accusé de ne pas payer le péage. C’est de bobards. La vérité est que j’ai trouvé le Katanga avec USD 20 millions comme contribution annuelle au trésor public. Aujourd’hui, la province contribue à hauteur de USD 600 millions par an. Peut-on constater que c’est nous qui fraudons avec nos réalisations de USD 600 millions comme contribution au trésor public ou les fraudeurs ne sont-ils pas ceux qui ne faisaient que USD 20 millions? La question reste posée. Je demanderais à la population elle-même de juger.

Et  par rapport à vos ambitions présidentielles contre Kabila, qu’en est-il au juste?

Vous savez, dans ma vie, j’ai toujours été un électron libre. Un homme libre. Si je voulais briguer le poste de président de la République, j’allais le déclarer librement. Personne ne m’en empêcherait parce que je suis Congolais comme tout le monde. Mais, je l’ai dit tout au début. Aujourd’hui nombreux dans ma famille politique sont malades, déboussolés. Certains vont bientôt piquer de crise cardiaque, car la liste des candidats présidents de la République sera dévoilée dans les tout prochains jours et ils n’y trouveront point le nom d’un candidat nommé Katumbi. Leur business qui consistait à dire au Président de la République que Katumbi est son adversaire tourne court. J’ai cependant une base et quelque chose à apporter au PPRD, à la famille politique. Les gens qui n’ont rien, passés maîtres dans  des accusations, travaillent à envenimer les relations au sein de notre camp politique.

Je les mets au défi de nous montrer leur base politique, sinon ils n’auront plus de place dans notre camp politique. Nous ne pouvons plus accepter les choses de ce genre, sinon l’intolérance va continuer. Les gens voulaient constituer des barrières entre le Président de la République et ses bons éléments. Il faudrait savoir qu’il y a beaucoup de jaloux quand vous réussissez. Même vous journaliste, quand, vous progressez avec votre journal, il y a des membres dans votre propre corporation ou dans votre famille biologique qui ne sont pas contents de vous. A combien plus forte raison dans le champ politique où il n’y a pas de morale? Certains, pour avoir un peu de moyens ou avoir des frais de mission pour sillonner le Katanga, recourent au mensonge accusant Moïse Katumbi de vouloir briguer la présidence de la République. Si j’étais candidat, j’allais le dire.

Vous quittez la politique définitivement en même temps vous voulez continuer à servir Kabila. N’est-ce pas contradictoire?

Je dis que j’allais faire la campagne du chef et j’allais le soutenir. Je l’avais promis dès le début. Je voudrais que tous ceux qui m’accusent auprès du chef viennent battre campagne ici au Katanga, qu’ils viennent prouver qu’ils ont une base ici au Katanga. La vérité est têtue, c’est question de temps.

Le bat chauve va donc prendre fin. Quel est l’état actuel de vos relations avec le chef de l’Etat ?

Nous avons de très bonnes relations avec lé chef de l’Etat, les gens croient que Moïse Katumbi et le président Joseph Kabila vivent comme chien et chat. Il y a cependant beaucoup d’intoxication. Je parle de temps en temps avec le chef de l’Etat. Ce que les gens ignorent, le chef de l’Etat connaît toutes ses brebis. Il y a des brebis qui sont spécialistes en mensonges. Quand une de ces brebis rentre dans le bureau du Chef, en le voyant venir, celui-ci se pose certainement la question «que va-t-il encore inventer, celui-là?» On n’y peut rien. C’est un chef,’ il” doit écouter tout le monde: et les malades mentaux et les voleurs et les assassins -rires-, il doit écouter tout le monde.

Etes-vous disposé à accepter le poste de directeur national de campagne du chef de l’Etat?

Je ne peux pas le confirmer parce que, jusqu’aujourd’hui, je n’ai jamais été contacté pour assumer une telle fonction. Par ailleurs, il y a la discipline du parti qu’il faut respecter. Je suis membre du PPRD. Et depuis un certain temps tous les gouverneurs du PPRD sont des présidents de l’interfédéral du parti dans les provinces qu’ils dirigent. Moi y compris. J’avais promis que j’allais faire la campagne du chef de l’Etat, mais nous attendons. Vous savez, ceux qui racontait que j’étais candidat président de la République, s’ils étaient à la place d’Einstein, ils le seraient bien dans le mensonge. Ils sont maintenant dans leur propre laboratoire, dans leurs bunkers en train de mitonner un nouveau mensonge, pour alimenter l’après-élection contre moi. Pour eux, maintenant que Moïse Katumbi n’est pas candidat. il faut imaginer un nouveau poison pour le détruire. C’est tout ce qu’ils savent faire. Ils peuvent même avoir des doctorats en mensonge. J’attends la campagne pour citer les noms de ces voyous.

La construction de la Cité de la Luano aurait été bloquée par ces mêmes voyous comme vous les traitez parce que certaines sources font également état de la destruction imminente de la plage aménagée à côté de l’Hôtel Karavia? De quoi s’agit-il au juste?

Ce sont les ‘ennemis du progrès. Le projet Grand Luano devait commencer il y a bien longtemps. Nous avons même eu une garantie bancaire de  2 milliards $ USD. Deux milliards, ça allait changer beaucoup de choses dans la ville de Lubumbashi. Il y avait des grandes banques derrière quand le cuivre a connu le boom sur le marché international. Ces gens-là, ces ennemis du progrès, ils existent. Ecoutez, si vous n’avez rien fait dans voire y je à part la carrière politique, vous ne ferez plus rien et vous ne pouvez plus réfléchir au-delà de ce monde. On n’est occupé qu’à protéger le fauteuil au détriment de l’intérêt général. Ce projet a été suspendu plusieurs fois, la plage également. S’ils veulent raser qu’ils viennent raser. Mais, ils vont s’expliquer auprès de la population congolaise, ce n’est pas seulement la population katangaise. Vous venez de Kinshasa, je crois que vous avez déjà été à la plage, c’est un progrès. Avant de la construire, j’ai obtenu l’aval du chef de l’Etat. Pour commencer, c’est d’abord le terrain de l’Etat, en tant que gouverneur j’avais droit de lotir et le lac là n’existait plus, il n’y avait plus rien. Il y a des gens de cet acabit qui n’ont pour progrès que de s’acheter des chaussures en crocodile et d’aller voir les copines du 1er au 30, c’est ça leur progrès. Pour, moi, le progrès, c’est que le pays aille de l’avant. De toutes les façons, la plage est là, il y a tous les documents, tout a été fait en bonne et due forme. C’est le progrès de la ville de Lubumbashi. Il nous, aide aujourd’hui à beaucoup d’égards. Il y a eu même des missions des agents de la Justice envoyés en coulisse à partir de Kinshasa. Ces derniers se sont demandé ce qu’ils venaient faire. Leur préoccupation était de savoir pourquoi et sur quoi on les envoie enquêter pendant qu’on est cri train de construire. Pourquoi on n’envoie pas enquêter sur les terrains où les projets n’ont jamais commencé’?

Etienne Tshisekedi, leader du parti politique UDPS et concurrent de Kabila à l’élection présidentielle, a récolté, un franc succès sur le sol katangais, vous y êtes pour, quelque chose, vous vous, êtes impliqué personnellement pour qu’il n’y ait pas des troubles. Ne craignez-vous pas une diabolisation de la part de mêmes adversaires au sein de votre famille politique qui risquent de vous accuser d’avoir fait la part belle à un adversaire du candidat que vous soutenez ?

Non vous savez, je suis gouverneur de tout le monde. Je n’ai fait que mon devoir. Je le ferais pour tous les politiciens de la MP ou de l’Opposition en visite officielle au Katanga. Le président Tshisekedi est le président de l’UDPS, il est de l’Opposition. Pour que le pays tourne et notre démocratie se crédibilise, il faut qu’il y ait aussi une opposition, il faudrait accepter l’opposition Si vous n’acceptez pas l’opposition, vous n’acceptez pas non plus la bonne gouvernance. J’ai demandé au peuple congolais, aux Katangais, à tous les Congolais qui sont au Katanga, même vous qui êtes venu de Kinshasa, une fois que vous foulez vos pieds au Katanga, vous êtes automatiquement Katangais. J’avais demandé à tout le monde à éviter les incidents. Je n’ai fait que mon devoir. J’ai le devoir de protéger tous les politiciens qui viendront. C’est vrai, certains dans ma famille politique m’accusent déjà, que j’ai fait un pacte avec Etienne Tshisekedi. Si cela est vrai, qu’ils aillent aussi faire le pacte avec le diable. Quoi qu’ils disent, je reçois paradoxalement même des gens qui m’attaquent personnellement, qui m’injurient chaque jour. C’est le rôle d’un gouverneur que d’assurer la sécurité de ceux qui séjournent dans sa province. Pour votre information, le chef de l’Etat m’avait aussi appelé personnellement pour m’instruire à ce sujet parce qu’il ne voulait pas entendre parler des incidents, parce qu’il tient aux élections libres et démocratiques. Ça a dérouté les spécialistes en commérages qui ne partagent pas la même philosophie que mon chef. Pour ma part, je considère que tous les opposants qui viennent au Katanga sont chez eux. Ils sont congolais. Figurez-vous que Tshisekedi arrive au Katanga et est accueilli par les pierres, la conséquence serait que les autres politiciens du Katanga et de Kinshasa ou d’une autre province qui, iraient dans les deux Kasaï ramassent eux aussi les pierres. Ça sera vice-versa. C’est quel Etal on aura, un Etat des pierres? Je crois que ce que nous donnons ici est une vraie leçon de tolérance, leçon de démocratie. Nous disons : la politique on la fait, mais nous Congolais, nous devons d’abord protéger l’intérêt du pays et celui de son peuple. Tel est de l’opposition, je suis de la Majorité présidentielle, je le respecte et il doit aussi me respecter. Je dis à tous mes frères Congolais que la haine n’a pas sa place dans la politique. Si les membres de la MP ou du PPRD vont dans les deux Kasaï, qu’on les laisse tranquille, qu’ils prouvent leur popularité et le pays va progresser. Envoyer les gens lapider les autres, les adversaires, c’est du banditisme. Si nous voulons vraiment le progrès de notre peuple, travaillons la main dans la main. Elire un chef de l’Etat, c’est une journée et la proclamation se déroule pendant quelques secondes. Le nom du nouveau chef de l’Etat sera cité et, après, la vie va continuer. On peut gagner les élections comme on peut aussi les perdre. Moi, je suis là pour sécuriser tout le monde.

Vous filez donc un parfait amour avec le chef de l’Etat, vous venez de le dire et vous ajoutez que vous voulez abandonner la politique. L’opinion se souviendra qu’en 2006 vous avez, battu le record des suffrages, plus de 100.000 voix aux législatives et vous avez permis à de nombreux postulants sur la liste du PPRD de se faire élire grâce à la redistribution de vos voix. Ne craignez-vous pas que ces voix puissent se volatiliser au profit de l’opposition qui risque d’enregistrer une majorité au Parlement au détriment du même Kabila que vous prétendez soutenir ?

Non ce n’est pas ça. Je suis conscient que nous avons fait beaucoup de choses au Katanga, beaucoup de choses un peu partout sur l’étendue de la province. Nous l’avons fait en tant que gouvernement et en plus le gouvernement n’est pas seulement la Majorité présidentielle. Le gouvernement, c’est aussi l’Opposition. Sans l’opposition, le pouvoir ne peut pas travailler correctement. Car parfois nous nous disions que si on ne fait pas mieux, l’opposition va nous critiquer. Ce qui est une bonne chose pour le pays. Depuis trois ans, j’ai annoncé que je n’allais plus me représenter. La première année de mon mandat en tant que gouverneur, j’étais interviewé par la journaliste Chantal Kanyimbo de la RTNC, c’était ici dans ma maison et même AfricaNews m’a aussi interviewé en 2008. Mais pourquoi quand l’époque, les gens n’ont pas spéculé comme ils le font actuellement? D’aucuns m’ont traité de tous les noms d’oiseaux, ils m’ont humilié. C’est leur façon de voir les choses. La seule réponse est que je me retire. Je leur laisse la place.

La rétrocession de 40% a soulevé une vive controverse tout au long de ce mandat. Peut-on dire aujourd’hui qu’un compromis a finalement été trouvé, lequel ?

Il n’y a pas eu de compromis avec le gouvernement central. II n’y a pas eu de 40% parce qu’il y avait l’échéance du Point d’achèvement -NDLR : de l’Initiative pays pauvres très endettés. On espérait qu’après avoir rempli cette condition, les 40% allaient être rétrocédés. Cela n’a pas été possible, le gouvernement ayant trop de problèmes à régler. Je demande plutôt au gouvernement de revoir la rétrocession parce que le peu que nous recevons ne nous sert que comme frais de fonctionnement. Il est impossible de développer la province avec les frais de fonctionnement. Que le gouvernement central fasse des efforts. Parfois on condamne les gouverneurs d’autres provinces de n’avoir pas réalisé telle ou telle performance, mais il faut aussi voir ce que Kinshasa rétrocède aux provinces.C’est insignifiant.

Votre volonté d’abandonner la politique est irréversible à cause notamment du traitement injuste que vous infligent vos partenaires politiques. Avant vous, il y a eu plusieurs gouverneurs qui ont du mal à réaliser les performances que vous avez accomplies jusque-là. Quelle chance vous donnez à celui qui va vous remplacer?

Qui m’avait donné la chance quand je commençais? Personne. Je ne peux pas juger les autres qui vont venir, ils seront jugés par la population. Au contraire, je serais content de partir sans laisser une dette au gouvernorat. J’ai acheté beaucoup de choses, des machines… Je me bats pour tout apurer sans laisser une dette derrière moi. Et si le prochain gouverneur veut demander quelques conseils, je peux et je vais lui en prodiguer. Mais, s’il veut jouer au savant, il l’apprendra à ses dépens. Quant à moi, je ne peux qu’accepter celui qui me succédera comme gouverneur. Je ne serai même pas député, je serai un homme libre comme vous, je vais faire mes affaires à côté. Donc, je serai un citoyen libre. Il faut que les gens sachent que l’on ne peut pas rester éternellement en politique. On doit savoir quitter. Mandela est parti.

Aujourd’hui, il est la fierté en Afrique et dans le monde entier. Ce sont des leçons qu’on nous donne. Savez- vous que même la Bible et le Coran nous prescrivent des instructions. Ce sont les instructions de Dieu. Qui doit les appliquer? C’est nous. Aussi longtemps que nous sommes sur cette terre des hommes, nous devons appliquer ces instructions pour faire du bien à nos frères.

Pour terminer, ma dernière préoccupation concerne les élections à venir. Surtout l’élection présidentielle. Vous savez, dans la vie, surtout la vie politique, il y a toujours un gagnant et un perdant. Même au foot, il y a toujours un gagnant et Un perdant. Ça arrive aussi dans un mariage. Tout ça, ce sont les instructions du Seigneur.

Il faudrait qu’on sache se comprendre et se comporter. C’est important. Nous devons cultiver l’amour du prochain. Sans cela, nous risquons de connaître un grand déluge après les élections. Les gens doivent accepter les résultats. Malheureusement en Afrique la majorité des candidats qui perdent les élections ne veulent jamais accepter cette réalité. On nous -NDLR : TP Mazembe- a disqualifié à la Champion’s League, nous n’avons pas perdu sur le terrain, est-ce qu’on nous a vu commencer la guerre? Chaque chose a son temps et il y a une raison pour chaque chose. Je crois que ce que nous devons faire, c’est aimer notre pays et non s’aimer soi- même. Parce que notre pays regorge du miel. Mais, au lieu de travailler certains d’entre nous préfèrent verser dans le gaspillage. Et quand vous brûlez le miel, il est difficile d’en tirer profit. Au Congo, il y a du miel pour tout le monde, c’est à nous de travailler pour protéger ce que le Seigneur nous a donné. Survolez les autres pays africains, vous ne rencontrerez pas de forêt, pas d’eau…, mais nous avons tout ça. Dieu nous a tout donné. Si nous n’aimons pas notre pays, nous n’aimons pas ce que le Seigneur nous, a donné.

Source:direct.cd

Economie: l’exportation des mitrailles divise le gouvernement central et la province du Katanga

jopict088.jpg

Le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi avait interdit l’exportation des mitrailles depuis samedi 21 juillet 2007, suite aux vols des produits cuivreux. Selon Moïse Katumbi, ces vols auraient pris des proportions inquiétantes dans sa province. 4 ans après, la question est à la base d’une discussion entre le ministère de l’Industrie et la province du Katanga.

Vendredi 5 août, une délégation venue de Kinshasa, a annoncé la décision prise par le ministère de l’Industrie, autorisant l’exportation des mitrailles de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), dans le cadre d’un partenariat entre cette société nationale et une entreprise Coréenne. Mais le gouvernement provincial s’y oppose.

Pour la province, l’exportation des mitraille a été à la base du pillage de certaines entreprises telles que la Gécamines, voire la SNCC, vers les années 1990.Revenir à cette activité, c’est favoriser le vol massif  des câbles électriques, ajoutent les sources provinciales.Les mêmes sources précisent que les entreprises Sotrafer et Congo Steel de Lubumbashi recyclent les mitrailles.Le ministère provincial de l’Industrie promet de mettre sur place une  commission, afin d’étudier si les deux entreprises sont en mesure ou non de travailler les mitrailles de la SNCC.

La Fédération des entreprises du Congo (FEC)/Katanga soutient le point de vue du ministère provincial de l’Industrie, appuyant que les deux entreprises de Lubumbashi fonctionnent difficilement, faute des matières premières.Pour sa part, le secrétaire général au ministère de l’Industrie a promis de faire rapport à sa hiérarchie.

Source:Radiookapi.net

12345...43

Kashengeneke Mountain

Kashengeneke Mountain

CATÉGORIES

  • Album : PHOTOS GALLERIES
    <b>imageslubumbashiii.jpg</b> <br />

Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne

Auteur: JOEL KALUMBA

Joel Kalumba

LA RDC

LA RDC

Sondage

D'après vous, Qui est le Meilleur Candidat aux Présidentielles 2011?

  • VITAL KAMERHE (0%, 0 Votes)
  • JOSEPH KABILA (0%, 0 Votes)
  • OSCAR KASHALA (0%, 0 Votes)
  • ETIENNE TSHISEKEDI (0%, 0 Votes)
  • KENGO WA DONDO (100%, 0 Votes)

Nombre de votants: 0

Chargement ... Chargement ...

SOYEZ LE BIENVENU

Mwaiseni mwa Mpweto Kanyamabumba.Nga mulalanda ululimi lwa Cibemba, tulemyeba ukuti mututumine ifikope ifya lekana lekana mu cende yonse iya Babemba.Twamitotela pa kutwa fwilisha umulandu abakwesu baleishibikwa mwi sonde lyonse.

CALENDRIER

octobre 2017
L Ma Me J V S D
« oct    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

lifestyle |
Le Blogidien |
ewondo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 1 blog environnement
| Demain le Burundi
| de tout et de rien