Archives pour mars 2010

RDC-Politique:Le gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Chapwe n’est pas candidat à l’élection présidentielle de 2011 !

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Moïse Katumbi Chapwe, gouverneur de la province du Katanga, a déclaré qu’il ne présentera pas de candidature à l’élection présidentielle de 2011 et battra plutôt campagne pour le Président Joseph Kabila comme il l’a fait en 2006.

Le gouverneur du Katanga a fait cette déclaration le week-end à son retour à Lubumbashi après une visite de travail à Kasenga, dans le territoire de même nom. Il a attribué l’annonce de sa candidature, selon lui « imaginaire », à la présidentielle de 2011 à une certaine presse internationale et nationale « en mal du sensationnel, pour vendre leurs journaux ».

M. Moïse Katumbi a souligné qu’il a déjà répondu plusieurs fois à cette question en réaffirmant son soutien à l’actuel Chef de l’Etat. « Si je porte ma candidature à la présidentielle de 2011, je trahirai mon Président de la République et mon parti le PPRD », a-t-il fait remarquer d’un ton sec.

Il a fustigé le comportement de certains médias qui cherchent à diviser le PPRD à travers des écrits fantaisistes et sans fondement, avant d’inviter tous les habitants du Katanga à faire confiance en la personne de Joseph Kabila Kabange, « artisan de la paix et initiateur des cinq chantiers de la République ».

Il a situé ses multiples actions de développement dans la province du Katanga dans le cadre de la réalisation des cinq chantiers de la République en guise de soutien au Président Joseph Kabila. « Le PPRD et l’honorable Moïse Katumbi Chapwe n’ont, en vue, qu’un seul candidat à la présidence de la République en la personne de Joseph Kabila », a déclaré Moïse Katumbi Chapwe.

Source: congoplanete.com

RDC-Emploi: les autochtones de Fungurume se disent oubliés par TFM

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La population autochtone de la cité de Fungurume, à environs 250 kilomètres de Lubumbashi, lance un cri de détresse.  Elle dénonce la mauvaise politique d’embauche de l’entreprise Tenke Fungurume Mining, TFM, qui n’engage, selon elle, que des personnes qui viennent d’ailleurs. Ces autochtones en appellent à l’implication des autorités de la province pour que leurs revendications soient prises en compte.

Pour la plupart des autochtones de la cité de Fungurume, TFM les a complètement oubliés. Ceux qui ont eu la chance d’œuvrer dans cette entreprise occupent des postes insignifiants ou ils ont été tout simplement remerciés. Motif : ils détenaient des contrats à durée déterminée. L’un d’eux se plaint : » Mais, ce dont nous nous plaignons, c’est le fait qu’ils engagent des gens venus d’ailleurs. Nous les prions d’engager nos enfants originaires de cette cité ». 

Abordée,  Mme le chef de la cité de Fungurume est plus explicite : »Laissez-moi vous dire que, ce n’est pas un secret, d’abord TFM, elle-même dit que chez les autochtones, il n’y a pas de gens qui ont étudié, alors, elle va chercher la main d’œuvre ailleurs.Elle avoue que TFM ne favorise pas les autochtones. Elle promet de s’impliquer pour que la cause de ses administrés soit entendue . De toutes les façons, les autochtones se plaignent. Nous allons faire quelque chose pour qu’on puisse aussi penser à eux ».

Le son de cloche de TFM

De son côté, l’entreprise Tenke Fungurume Mining annonce qu’elle a un effectif de 2 000 travailleurs à temps plein et environ 1 500 contractants. 98% de ses travailleurs sont les nationaux et elle rassure qu’elle s’est donné comme priorité l’engagement des locaux.Elle dit  avoir développé une base de données dans laquelle sont enregistrés 14 000 locaux à la recherche de l’emploi.

Source:radiookapi.net

Justice-RDC:La magistrature congolaise accueille 2000 nouveaux membres

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Les nouveaux magistrats recrutés sur concours par le gouvernement sont là. Le ministre de la Justice qui a annoncé l’existence de la liste de nouveaux venus mardi au cours d’un point de presse, a parlé de 2000 candidats retenus dont 500 femmes.Dans un premier temps, 1000 de ces nouveaux magistrats vont entrer en fonction dès cette année 2010, a indiqué le ministre Luzolo Bambi.

Mais bien avant, ils vont suivre une formation à partir du 10 avril prochain.Les 1000 autres restants entreront en fonction l’année prochaine et leur formation est prévue à partir du 1er janvier 2011.Ces nouveaux magistrats s’ajoutent à un effectif de plus ou moins 2000 magistrats qui prestent actuellement sur l’ensemble du pays.Avec près de 60 millions d’habitants en RD Congo, le rapport donne 1 magistrat pour 15000 personnes, ce qui reste toujours insignifiant, estiment les observateurs.

Les magistrats permutés qui n’ont pas rejoint leurs postes d’affectation ou les ont abandonnés sont sommés d’être à leurs lieux d’affection, sinon, prévient Luzolo Bambi, sur proposition du Conseil supérieur de la magistrature, des sanctions exemplaires imminentes seront prises à l’encontre des récalcitrants.

Source: radiookapi.net

Environnement:L’eau potable, une denrée précieuse, mais rare en RD Congo

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La communauté internationale célèbre le 22 mars la journée mondiale de l’eau sous le thème de cette année : «De l’eau propre pour un monde sain».  Cependant, cette denrée essentielle à la vie est rare  dans certains coins de la RD Congo. C’est le cas dans la commune de Kimbaseke à Kinshasa. C’est aussi le cas à Bukavu, au Sud Kivu, où la ville n’est pas totalement desservie en eau potable. Dans la commune de Kimbanseke, par exemple, à l’est de Kinshasa, les habitants du quartier Mikondo se livrent à un exercice très pénible pour se procurer de l’eau potable. Il faut soit se réveiller à 2 heures du matin, soit parcourir plusieurs kilomètres. Une jeune femme témoigne que nous n’avons pas d’eau potable. Par hasard, elle peut sortir du robinet à 2 heures du matin. Et cela peut durer 45 minutes, et puis, plus aucune goutte. Si vous sortez en retard, vous manquez inévitablement de l’eau. Pour avoir de l’eau potable, il faut marcher jusqu’aux plantations, à environ 30 kilomètres pour l’acheter. Sans cela, il est très difficile de se procurer de l’eau.

Dans le quartier voisin, à Fer bois, certains se rappellent à peine le dernier jour que l’eau a jailli des robinets de la Regideso. Selon un habitant qui a requis l’anonymat, cette entreprise de fourniture d’eau potable est même inexistante. Il explique que la Regideso existe de nom mais ça n’a pas d’impact sur le terrain. Nous osons croire qu’à travers les medias, Tshongo (NDLR: un ancien patron de la régie des eaux), qui est arrivé à la tête du ministère de l’Energie, va rassurer tout le monde qu’il n’y aura pas de plaintes pour l’eau, il n’y aura pas de plaintes pour l’électricité. Chez nous à Mokali, tous ces éléments vitaux n’existent pas. Surtout l’eau, l’eau c’est la vie. Dans une capitale comme la nôtre, on manque de l’eau.

A Kimbanseke comme d’ailleurs dans beaucoup d’autres communes de la ville de Kinshasa, fournir de l’eau propre pour un monde sain, reste encore un voeu pieux.

Bukavu, situation peu reluisante

L’eau de quelques sources aménagées dans la commune de Kadutu et de Bagira est polluée malgré les efforts d’aménagement des acteurs de développement.Ce constat a été fait ce lundi après une visite de quelques conduites d’eau dans la commune de Kadutu.Les acteurs du secteur déplorent le fait que des latrines soient construites à moins de 5 mètres des bassins de chaque source. Ce qui constitue un danger pour plus de 100 000 habitants de Bukavu, consommateurs de cette eau.

Jean-Jean Lutota Bin Nyalundja, secrétaire exécutif au comité provincial d’action de l’eau et de l’assainissement au Sud Kivu explique le danger car lorsqu’on voit les habitations qui sont tout autour, il y a des latrines qui sont au-dessus, ça constitue un danger pour la population qui consomme cette eau. Nous allons en synergie voir, avec nos intervenants dans ce secteur, comment on peut amener cette eau et la conditionner quelque part pour la traiter.

Par ailleurs, plusieurs acteurs œuvrant dans le secteur de l’eau et de l’assainissement dans la province du Sud Kivu ont participé à une caravane motorisée.Cette caravane a sillonné la ville dans le cadre de la sensibilisation de la population à la consommation de l’eau potable.

Source:radiookapi.net

RDC-Environnement: Le bois congolais ne profite pas à la population locale

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La providence a loti la Rdc d’importantes ressources naturelles qui le placent au premier rang parmi les pays africains avec 1 million et demi de kilomètres carré de forêts et 250 mille kilomètres carré d’aires protégés. Quelles richesses la population de ce pays tire-t-elle de cette ressource dont l’exploitation irrationnelle est pleine de conséquence ?

Bons textes juridiques mais…

Les textes des autorisations d’exploitation des essences forestières – comme c’est le cas d’ailleurs dans le secteur minier – obligent les exploitants à réaliser des œuvres sociales au profit de la population autochtone. Dans la plupart de cas, l’exploitation est assujettie à la mise sur pied des infrastructures scolaires, sanitaires…dont la réalisation devrait se poursuivre au fil du temps. De la sorte les populations locales se seraient consolées de l’immense perte des animaux et fruits perdus avec la coupe industrielle du bois. Il n’en est certainement pas le cas dans la situation actuelle où les populations attendent désespérément les infrastructures promises et par les entreprises et par les pouvoirs publics.

Le cas de la Province Orientale ou la situation est quasi catastrophique avec la disparition des arbres disparaissent à un rythme accéléré alors que la population locale n’a toujours pas tiré les dividendes de cette intense activité économique. Les paysans ne perdent pas seulement des espaces pour les travaux de champs, mais aussi des fruits et la faune jadis pris dans la forêt.

Le chef de la localité d’Alibuku, à 36 kilomètres de Kisangani, illustre ce drame par ce que l’on peut appeler l’inversion de la chaîne d’approvisionnement. « Les chenilles qu’on mange actuellement proviennent de la ville », fait observer Ferdinand Kitambi. Pour lui, les autochtones perdent de plus en plus les avantages de leurs terres ; « le dernier achat de concession dans la forêt est de 700 ha», précise Ingipai Likwete, chef de quartier adjoint de Bangboka. Dans le Bandundu, « en échange du droit d’exploiter ses terres, un propriétaire reçoit une demi-caisse de bière, cinq kilos de sucre, six paquets de savon et un paquet de sel. Ou plutôt la moitié, car il a dû partager avec son copropriétaire. Ne connaissant pas la vraie valeur de ses terres, l’homme a accepté ce prix dérisoire, permettant ainsi à l’entreprise forestière d’abattre les géants du bout de forêt qui lui appartenait près de Tolo ».

Un véritable marché des dupes

Ces deux exemples traduisent la dramatique situation que connaissent les Congolais au chapitre de l’exploitation des essences forestières. En Province Orientale, Congo Futur avait tenu tête au gouvernement provincial quant aux taxes à percevoir par l’exécutif local. Selon des informations fournies, l’entreprise a affirmé avoir payé toutes les taxes au niveau du gouvernement central. Dans le Bandundu, le cas de la Sodefor passe pour une espèce de colonisation des populations locales.

L’entreprise est en conflit permanent avec des autochtones, la société civile, ainsi qu’avec certaines autorités politiques de la province. A la base le manque de visibilité des actions sociales tel que prévu dans le contrat d’exploitation. Dans l’ensemble, on retient la construction d’un petit dispensaire à Nioki et quelques petites habitations en bois montées dans différents villages. Pourtant la Sodefor – anciennement Forescom – exploite le bois dans cette partie du pays depuis plus de 70 ans déjà.

Selon Greenpeace, qui a étudié les méthodes commerciales des entreprises occidentales actives dans le secteur du bois au Congo, cette zone ininterrompue de forêt tropicale est gravement menacée et risque de disparaître. Elle est pourtant le cadre de vie des animaux rares – bonobos, chimpanzés et gorilles – et abrite de nombreuses autres espèces d’animaux et de plantes. L’exemple de la région de Nioki, dans la province de Bandundu, est éloquent: des routes auparavant bien entretenues sont maintenant délabrées, du fait de l’arrivée des poids lourds de Sodefor. Après le passage de Sodefor, les zones sont très souvent abandonnées, parce que la destruction de la forêt signifie aussi la disparition des moyens d’existence, et parce qu’il n’y a plus de travail. Les habitants gagnent les bidonvilles au bord du fleuve – la seule possibilité de n’être pas totalement coupé de tout moyen de transport. Le gibier et le poisson se font rares; les racines de manioc sont tout ce qui reste à la population.

Le combat encore stérile

Sous la pression de la Banque mondiale (Bm), la Rdc a certes promulgué une loi forestière plutôt progressiste: 40% des impôts payés par les entreprises du secteur du bois sont à verser aux communautés locales. Mais en réalité, les communes n’obtiennent que des «cadeaux symboliques». Les écoles que l’on promet de construire ne sont que des baraques en tôle qui n’ont même pas de bancs pour les élèves. Les communes forestières ne perçoivent qu’une indemnisation très modeste, voire inexistante. Des protestations éventuelles sont réprimées par l’intimidation et la violence, le cas avec Sodefor accusée d’avoir fait tabasser, incarcérer des protestataires dont un avait succombé en prison.

En 2002, la Banque Mondiale a réussi à persuader le gouvernement de transition d’instaurer un moratoire sur l’octroi de nouveaux droits de coupe, et de ne pas élargir les droits existants. Mais la réalité est malheureusement bien différente: jusqu’en avril 2006, ce même gouvernement a conclu 107 nouveaux contrats avec l’industrie forestière, sur une surface de plus de 15 millions d’hectares, contrairement aux accords avec les pays donateurs et en contradiction avec le moratoire.

Contrat avec la Sgs : la solution ?

Le 20 janvier 2010, la Rdc et la Société générale de surveillance se sont engagées dans un contrat destiné à contrôler les activités forestières. Le document y relatif porte les seings de José Endundo, ministre congolais de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme, et de Alain Verney, représentant de la Sgs. Un contrat négocié pendant plusieurs années en vue d’une surveillance plus approfondie devant permettre au pays de jouir des retombées exactes en termes de devises, d’emplois et de la gestion durable de ses ressources naturelles. Un fruit desdits partenaires traditionnels de la Rdc, notamment l’Union européenne, la Banque mondiale, les gouvernements allemand, belge, du Royaume uni et des USA.

A titre pilote, ce projet concerne d’abord trois provinces forestières congolaises à savoir, l’Equateur, le Bandundu et la Province Orientale. Il serait peut être prématuré de juger les résultats de ce contrat, mais il faut reconnaître qu’aucun signal positif n’est enregistré jusque-là. La population pleure toujours ses essences forestières qui prennent la direction de l’Occident sans la terre génératrice n’obtienne une récompense.

Source: Infos tireés sur nyota.net

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Kashengeneke Mountain

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