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RDC-Kinshasa:Quatorzième session ordinaire de la CEEAC;non à l’esprit olympique

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Selon ses pères fondateurs, la CEEAC a vocation plus économique que ludique. Ses membres visent le renforcement entre eux d’une coopération harmonieuse et un développement équilibré et autoentretenu. Noble ambition qui ne flirte pas avec l’esprit olympique, d’après lequel l’essentiel est de participer sans chercher à gagner. A la CEEAC, il faut gagner. Et pour cela, l’organisation doit se donner des moyens. Avant de tendre la main.Le 14ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) s’ouvre ce samedi matin à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Sa clôture interviendra quelques heures après, dans l’après-midi.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de dix pays membres n’auront séjourné en terre congolaise que l’espace d’une journée. Journée à la fois pleine et harassante car ils doivent donner corps et substance aux réflexions commencées par les experts, du 17 au 20 octobre, et peaufinées par le Conseil des ministres, du 21 au 23 octobre.La question fondamentale, à laquelle la hiérarchie politique de la CEEAC devra répondre, demeure la problématique du financement de l’intégration régionale. En somme, il s’agit d’une question de vie ou de mort pour l’organisation.

« Absolument urgent »

Les chefs d’Etat ne peuvent, en aucun cas, éluder ou différer la réponse à cette question. C’est urgent. « Absolument urgent », comme l’a indiqué hier à ses pairs le président en exercice du Conseil des ministres de la CEEAC, Raymond Tshibanda, ministre de la Coopération internationale et régionale de la RDC.

Que les chefs d’Etat aient, un après-midi d’octobre 1983 à Libreville (Gabon), signé le traité instituant la CEEAC, il est indéniable qu’ils visaient haut et loin dans le développement harmonieux de tous les pays membres.Que, du fait des crises internes survenues dans certains des Etats, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale ait été mise en veilleuse de 1993 à 1997, cela n’a pas échappé aux observateurs.

Mais depuis la relance des activités, en 1998, le cheminement de l’organisation régionale est tortueux. Elle avait suscité beaucoup d’espoir. Les peuples de « l’Afrique du centre » s’étaient pris à rêver du modèle européen. En octobre 2009, ils en sont peu fiers. Ou, plus prosaïquement, ils s’interrogent sur son opportunité.

C’est que les attentes, dans chacun des Etats, étaient et demeurent fortes. Comment peut-il en être autrement quand les dirigeants politiques ont promis aux citoyens, à plus ou moins brève échéance, l’élimination, entre les Etats membres, des droits de douanes et toutes autres taxes sur les marchandises ; la suppression progressive entre les Etats membres des obstacles à la libre circulation des personnes, des biens et des services, des capitaux, et au droit d’établissement.

Dissoudre l’organisation

Quelle raison pouvaient avoir les citoyens de se méfier des autorités du moment qu’elles leur ont promis, par le biais de la CEEAC, l’harmonisation des politiques nationales en vue de la promotion des activités communautaires, dans les domaines notamment de l’industrie, des transports et communications, de l’énergie, de l’agriculture, des ressources naturelles, du commerce, de la monnaie et des finances, des ressources humaines, du tourisme, de l’enseignement et de la culture, de la science et de la technologie ?

Est-il seulement imaginable qu’Angolais, Burundais, Camerounais, Centrafricains, Congolais (RC), Congolais (RDC), Equato-guinéens, Gabonais, Sao Toméens et Tchadiens boudent la perspective de création, par les pays de la CEEAC, d’un Fonds de coopération et de développement ?Est-il possible, à la suite des crises apparues dans certains Etats membres, que les peuples n’applaudissent pas, en 1999, l’initiative de la CEEAC d’ajouter à ses objectifs initiaux la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique centrale ?

Pour tout dire, le champ d’intervention de la Communauté est vaste. Il correspond aux besoins des peuples de la sous-région. Les politiques devraient davantage se soucier de la relance cette organisation. Pour y arriver, ils doivent se donner des moyens qui leur font cruellement défaut.

C’est ainsi que l’idée d’une contribution communautaire d’intégration doit se matérialiser au niveau de chacun des dix pays membres. Il pourrait être même envisagé de mettre à l’index tout pays qui ne respecterait pas ses engagements en la matière.Celui qui n’y trouverait pas avantage se ferait l’honneur d’annoncer élégamment son retrait. C’est cela l’esprit olympique. Autrement, il conviendrait consensuellement de dissoudre l’organisation et enfouir vingt mètres sous terre des ambitions par trop démesurées pour les dirigeants de l’Afrique centrale.

Source:lepotentiel.com

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