Archives pour juin 2009

Environnement – RD Congo : Appel à la fabrication des sachets biodégradables.

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Le Parti écologiste de la République démocratique du Congo (PECO) a demandé dimanche au gouvernement d’exhorter les usines de fabrication des sachets d’emballe en RDC de fabriquer des sachets biodégradables.La vice-présidente du PECO, Lina Pembe, l’a annoncé à l’occasion de démarrage de l’opération de ramassage des sachets non biodégradables à Kinshasa dénommée « 1 Kilo de sachets contre 1 dollar US » en vue de protéger les Kinois et leur environnement et d’assainir la capitale de la RDC, classée parmi les villes les plus sales d’Afrique. Elle a, par la même occasion, annoncé l’instauration deux fois par semaine de la pratique de « Salongo » consistant à la mobilisation des habitants des divers quartiers à mettre la propreté devant leurs parcelles ainsi qu’à déboucher les égouts et à débarrasser leurs avenues des détritus et des épaves encombrants.
L’exécutif provincial avait interdit, il y a quelques années, l’utilisation des sachets non biodégradables comme emballage.
La proportion des sachets jetés à Kinshasa, une mégapole de près de 10 millions d’habitants, est évalué à 250 tonnes par jour, a affirmé Mme Pembe. Ces sachets sont à la base de bouchage des caniveaux et de la création des nids de poule sur les routes.

Source : casafree.com

De la problématique de la presssion fiscale et comportements des contribuables en RDC.

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Sous d’autres cieux, dans le souci de couvrir les dépenses publiques, l’Etat s’est doté d’un instrument de gestion ; il s’agit de l’impôt. Adam Smith dont nous livrons approximativement la pensée déclare que : « l’impôt que chaque citoyen est tenu de payer doit être certain et non arbitraire…, l’époque de paiement, la mode de paiement, la quantité à payer, tout doit être précis pour le contribuable et pour toute personne. »

Dans l’esprit de Smith, il s’agissait essentiellement d’adapter la technique et les dates de prélèvement aux possibilités des contribuables.En république démocratique du Congo, les contribuables payent l’impôt en dépit de certains désagréments. Au contraire, les enseignants, le corps médical du secteur public et les agents et fonctionnaires de l’Etat ne sont pas bien rémunéré, les infrastructures routières sont toujours en état de délabrement très avancé. Entretemps, les détenteurs du pouvoir politique jouissent des grosses fortunes.

Il se dégage donc un conflit d’intérêt entre les contribuables et les pouvoirs publics.Contrairement aux principes de l’impôt-échange et de l’impôt-solidarité, l’organisation fiscale congolaise ressemble à une machine instrumentalisée au profit d’une catégorie des hommes au pouvoir et des payeurs des impôts. On justifie souvent la pression fiscale psychologique par la nécessite de réduire la dette, de couvrir les dépenses ou d’améliorer les services publics. Un constat important est qu’une hausse de l’impôt pour les contribuables, a des effets sur leur comportement fiscal et créer une certaine attitude vis-à-vis du fisc.La pression fiscale psychologique constitue le facteur causal des distorsions dans les comportements économiques des contribuables. Face à la pression fiscale, selon qu’elle est élevée ou réduite, les contribuables se comportent d’une telle ou telle manière.

Tout comportement dit-on est l’expression d’un conflit soit entre l’individu et le milieu extérieur, soit a l’intérieur de l’individu de lui-même te les forces antagonistes.Somme toute, l’élargissement de l’assiette fiscale dépend de la culture et la mentalité des contribuables et dépendra surtout de leur motivation ; par le fait même, de la manière dont l’impôt est affecte ou redistribue à la population.

Pour le mieux être de la population et de rendre de grands services à la collectivité par une manipulation efficiente de la fiscalité adaptée, notre problématique se résume à ces questions ci-dessous :

-quelle est l’attitude des contribuables face à la pression fiscale psychologique ?

-comment les contribuables se comportent-ils suite à l’augmentation du tauxd’imposition ?

De ce questions principales découlent une question secondaire de chercher a savoir comment ceux qui sont assujettis à l’impôt perçoivent-ils l’impôt ?Cette problématique nous amène a ce qui suit, une pression fiscale élevée conduit les contribuables à la fraude ; car ils optent pour le réduction de leur base imposable, pour ne déclarer que la partie qui sera fiscalisée, vue le système déclaratif qui régit notre régime fiscal.

Ceci se justifie par des comportements des contribuables vis-à-vis des vérificateurs. Certains contribuables fuient carrément les contrôleurs, d’autres reportent et renoncent des conventions. D’autres encore ont tendance à diminuer leurs activités économiques et préfèrent évoluer dans le secteur informel. Ils utilisent d’autres stratagèmes (abris fiscaux), le trafic d’influence et la révolte pour éviter ou refuser de payer plus d’impôts.

A la lumière de ce qui précède, il apparait que les contribuables manifestent une attitude négative, de répulsion, d’antipathie et d’opposition face à l’augmentation du taux d’imposition ou la pression psychologique. Ils perçoivent l’impôt comme un sacrifice, une spoliation voire un facteur de disparité entre leur besoin du profit et la couverture de dépenses pour les pouvoirs publics.Il faudra alors rendre la fiscalité plus compétitive, adaptée proportionnellement aux réalités économiques la volonté et au consentement des contribuables quand bien même les impôts constituent une obligation des membres de la communauté.

Lorsque la pression fiscale est réduite, orientée vers la réduction du taux d’imposition ; elle favoriserait aux agents économiques à augmenter leurs richesses. Et par le fait même, elle permettrait aux pouvoirs publics d’élargir l’assiette fiscale car un taux de prélèvement minime n’aurait pas une grande incidence sur les revenus et réduirait pour la mesure du possible l’économie informelle. Contrairement à cela, la forte pression occasionne le développement du secteur informel.Pour ce faire, la gestion de la pression fiscale doit être d’une grande réflexion pour les pouvoirs publics, puisque selon qu’elle est appliquée positivement ou négativement aux yeux des contribuables, détermine leurs comportements.

Par ailleurs, notons que la politique fiscale vise trois objectifs, à savoir : la répartition des revenus, la stabilité économique et la croissance.Ainsi dit, les pouvoirs publics et l’administration fiscale doit assouplir la fiscalité par une véritable reforme du système fiscal actuel. En d’autres termes, harmoniser l’instrument fiscal par la réduction du taux d’imposition et en considérant les réalités socio-économiques du pays et la dimension psychologique des contribuables (besoins, intérêt, attitude…).

L’Etat doit sensibiliser les contribuables sur le bien-fondé de l’impôt et vulgariser le système fiscal par es campagnes d’informations, de conscientisations et des publicités ou des spots publicitaires.Les pouvoirs publics doivent fiscaliser le secteur informel en vue de décourager la fraude et l’évasion fiscales des grands contribuables.

Et aussi l’Etat doit songer à bien rémunérer les agents du fisc et mettre à leur disposition des moyens adéquats pour une exécution efficace de leur fonction. Enfin, l’organisation des colloques, des séminaires et de recyclage s’avèrent indispensable en vue de mettre à niveau les agents du fisc et leur perfectionnement.

Nous encourageons les scientifiques d’aborder davantage les matières de la psychologie économique dans leur diversité et d’autres domaines d’étude qui s’y rapprochent ; en vue d’explorer cette piste d’investigation qui reste jusque là moins exploitée dans le domaine de psychologie.

Source : kalumbajoel.blogspot.com

Football en RD Congo: AS V.Club = AS Kuluna ?

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Le derby kinois opposant les deux« frères » ennemis de la famille « Verts » de l’Entente provinciale de football de Kinshasa a failli tourner au drame samedi 27 juin quand les supporters de l’équipe perdante se sont comportés en véritables « kuluna » à la fin de la partie.

Pour leur seconde rencontre de l’année comptant pour la phase retour du championnat local, l’Association sportive Victoria Club a croisé le fer contre son éternel adversaire le Daring Club Motema Pembe (Dcmp), qui lui a ravi le leadership au classement à l’issue du face à face du week end dernier : 2-1 en faveur des Immaculées du Dcmp, à la grande surprise des fans du V.Club qui étaient montés au stade des Martyrs avec la conviction d’assister au calvaire annoncé de leur adversaire du jour.
Les Véclubiens étaient trop sûrs de leur forme du moment, en championnat local comme dans les diverses compétitions nationales et africaines dans lesquelles est engagée leur équipe. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste : on doit avouer que l’AS V.Club est tout feu tout flamme aujourd’hui, au point de détenir un brevet d’invincibilité que personne ne peut honnêtement lui contester.Son faire-valoir du moment, les « Vert et noir » de Kinshasa le doivent à trois facteurs : la prise en main de l’équipe par un homme de poigne : le général Gabriel Amissi dit « Tango Fort ».
Un sportif bon teint dans les veines duquel circule un sang « vert-noir », confidence de ses amis d’enfance.Tango Fort savait d’entrée de jeu qu’il est suicidaire de réclamer la direction de l’AS V.Club si on ne le fait qu’avec ses seules bonnes intentions sans y apporter les espèces sonnantes et trébuchantes.

Le nouveau président du V.Club, qui dispose d’un matelas financier respectable a décidé d’écrire à sa façon les plus belles pages de l’histoire de l’équipe et juré de ne pas lésiner sur les moyens. Et de fort belle manière.Et d’un, il s’est payé le luxe de faire bénéficier un club congolais – son V.Club – de trois transferts internationaux avec l’arrivée au sein de l’équipe de quatre joueurs africains : trois Camerounais et un gabonais. Une première dans les annales footballistiques en République démocratique du Congo ! Il fallait le faire : Gabriel Amissi a osé le faire. Ce n’est pas tout. Il a aussi poussé la prospection dans les meilleures équipes locales et il a trouvé Ndaya et Bokonga, un Congolais évoluant en Angola.Et de deux : il s’est attaché les services d’un entraîneur irlandais en la personne de Chris O’Loughlin.

Les grandes ambitions fussent-elles sportives ne se réalisent pas avec des coquilles des rivières : Tango Fort doit être doué d’un pragmatisme tel qu’il a mis sa fortune au service de ses ambitions sportives. Un bel exemple de sportivité qui mérite d’être mentionné et de susciter des émules parmi d’autres compatriotes qui ont la fibre sportive dans leur corps.Tous ces efforts signés « Tango Fort » se sont révélés payants si bien que l’As V. Club s’est qualifiée aux quarts de finale de la Caf sénior après un parcours positif : deux fois victorieuse contre Malanti Chips (Swaziland) : 1-3 et 3-0 ; un nul et une victoire contre les Sud-africains de Mamelodi Sundown 2-2 à Jo’Bourg et 1-0 à Kinshasa ; et enfin, une défaite 3-1 à Yaoundé et au retour à Kinshasa 3-0 contre Coton Sports de Yaoundé. Toutes ces rencontres ont administré la preuve de la bonne santé de l’équipe qui a marché sur toutes les équipes locales au championnat local.A la Ligue nationale de football – Linafoot – l’As V.Club se montre tout aussi impériale sur le site de Goma qui a abrité le tournoi ce site composé du champion du Maniema As Nkoy (battu respectivement par 3-0 et 5-0) ; et du champion du terroir l’As Virunga de Goma : 1-1 à l’issue des deux matches dont le second s’est achevé en queue de poisson. Les « Dauphins noirs » ont toutefois gagné la rencontre, les Gomatriciens ayant écopé d’un forfait à cause de graves incidents imputés au comportement anti sportif de ses supporters.Quant au Dcmp, l’équipe affiche une santé chancelante depuis le début du championnat. Signe de cette santé déclinante : sa sortie de la compétition africaine de la Champion’s Ligue ont été désastreuses tout au début de l’année face à l’équipe gabonaise de Manga Sport qui lui a imposé deux défaites : 2-1 et 0-1 tout au début de l’entame de cette compétition. Deux échec qui ont confirmé la mauvaise santé de cette équipe qui a débuté sa saison sans un président de coordination. Un handicap Et, sur le plan local, les performances n’ont pas été au rende-vous non plus : Dcmp a enregistré quelques déconvenues retentissantes, sur des équipes de seconde zone.

La peau de l’ours vendu avant les hostilités

Ainsi,, affichés sur un tableau synoptique, les résultats donnent, d’un côté, une équipe « Vert et noir » qui marche littéralement sur tous ses adversaires, et de l’autre, un Dcmp qui navigue à vue, et qui est donc facilement prenable. C’est du moins ce qu’ont cru les inconditionnels supporters de l’équipe chère à Tango Fort. Un tel raisonnement ne peut déboucher que des drames au cas où…C’est donc sous ce prisme déformé par leur boulimie de tout écraser sous leurs pieds que les Véclubiens sont allés au stade des Martyrs samedi 27 juin, après avoir vendu la peau de l’ours bien avant le début des hostilités. Qui, mais qui donc dans les rangs du Dcmp pouvait résister au rouleau compresseur d’une attaque composée de Lofo Bongeli, Yves Diba, Mbangi Ndaya, Eric Bokanga et du tout nouveau transfuge gabonais de Coton sport Rogombe Romaric ?

Ces certitudes ont germé dans un mental qui ne laissait aucune place à d’éventuels aléas.Lofo a débuté la partie, sans cependant donné, lui et ses coéquipiers du fil à retordre à la bande à Gladys Bokese. A la 23ème minute, une faute de main commise par le capitaine imanien ne passe pas inaperçue à l’arbitre qui a sanctionné : Lofo a transformé le penalty qui a accordé une avance à son équipe jusqu’à la mi-temps. On s’est mis à rêver du côté des « Vert et noir » : le Waterloo promis était peut être en route. Les « Vert et blanc » ont répondu : « Ne vendez pas encore notre peau ».En effet, il restait encore quarante-cinq minutes de jeu. Quarante-cinq minutes pendant lesquelles tout pouvait arriver. Et tout a commencé à virer au vinaire pour son adversaire. De plus en plus entreprenant sur le terrain, le Dcmp a assis une ascendance indiscutable sur son vis-à-vis.Les Véclubiens ont accusé le coup, surtout lorsqu’ils ont été rejoints à la marque de la même manière qu’ils ont acquis leur but. Leur défenseur Mondonga ayant commis une faute sur Ilonga dans le rectangle fatal, Tusilu Basonga a remis les pendules à l’heure dans les deux camps : 1-1.

Cinq minutes après cette égalisation, le même Tusilu Basonga du Daring a alourdi la marque sans le moindre soupçon d’irrégularité : 2-1.Ce score est resté inchangé jusqu’à la fin de la partie, consacrant ainsi la fin de l’invincibilité de l’As. V.Club, du moins pour la saison en cours. Ni l’arbitre, et encore moins l’international imanien Joël Kimuaki ne va justifier le déferlement des passions qui va intervenir moins d’une seconde après le coup de siflet final de la partie.

Quand les supporters de l’AS. V.Club se transforment en « kuluna » !

Inouï, sauvage et inadmissible : trois mots qui caractérisent le comportement des supporters de l’As. V.Club dès qu’a retenti le dernier coup de sifflet de l’arbitre Tshibola. Telle une nuée d’abeilles, ils ont envahi l’aire du jeu sous l’œil complice des éléments de la police commis à la sécurité des lieux pendant ce match sensé se dérouler sous très haute surveillance. Ces policiers ont visiblement montré un parti pris qui ne peut pas se discuter. Parce qu’ils ont laissé faire cette horde de fanatiques enragés qui a fondu sur les joueurs imaniens telle une marée déferlante.Bilan de cette furia : le « vert et blanc » et international Joël Kimuaki, a été sauvagement agressé par l’un de ces voyous que les caméras de la Tv ont immortalisé sur leurs pellicules : il été blessé au visage, tailladé par un objet contendant.

Transporté d’urgence à l’hôpital, l’infortuné Joël a subi plusieurs points de souture qui laissera sans doute des traces indélébiles de la démonstration insensée de l’aveuglement passionnel des supporters de V.Club. Ceux du Dcmp ne sont d’ailleurs pas en reste non plus, car ils sont eux aussi capables des mêmes ignominies quand la fortune leur tourne le dos face à leur adversaire de tous les temps.Supporters de l’As V.Club et supporters du Dcmp, c’est du pareil au même : leurs comportements sont toujours épidermiques face aux défaites.

Des sanctions sévères doivent sanctionner la folie véclubienne meurtrière de samedi 27 juin au stade des Martyrs. Ses auteurs, qu’ils soient de simples supporters ou des dirigeants, peu importe ont par leur comportement inqualifiable porté un grand préjudice aux sacrifices énormes que consent Tango Fort pour sortir le V.Club et le sport congolais des sentiers battus. Un déshonneur qui éclabousse cet homme qui ne mérite pas un tel désaveu.Et les agents de l’ordre, coupables de passivité, ils doivent eux aussi payer un lourd tribut au parie pris q’ils ont affiché ostensiblement. Il y va de l’avenir du football national. La Fécofa ne doit pas oublier que la Caf et la Fifa pourrait l’une ou l’autre ou les deux séparément mettre le stade des Martyrs au ban. On doit en mesurer les conséquences et agir sans complaisance aucune !

Source : digitalcongo.net

RD Congo, 49 ans après : Indépendance nominale ou esclavage mental ?

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Dans 24 heures, notre pays va commémorer ses 49 ans d’indépendance. Dans nos échanges sur « cet anniversaire », il y a des compatriotes qui croient que notre pays n’est pas encore indépendant. Son droit à l’autodétermination est constamment bafoué par les pouvoirs d’argent. D’autres estiment que 1960 est un premier pas vers une indépendance à toujours reconquérir. D’autres encore pensent que cette date a été celle de l’accession des Congolais à leur indépendance nominale suivie d’un long processus d’esclavage mental.

A quelques exceptions près. De toutes les façons, les violons ne s’accordent plus sur ce que nous avons coutume de célébrer le 30 juin. Cela est un signe à interpréter. Plusieurs de nos compatriotes sont scandalisés face au spectacle d’un pays dit indépendant et dont les gouvernants, depuis 1960, servent d’autres intérêts que ceux de leurs propres populations. Aussi, la guerre d’agression que notre pays subit depuis 1996 interpelle-t-elle de plus en plus une conscience collective congolaise. On dirait que de plus en plus des compatriotes veulent que leur indépendance soit réelle. Ils ne veulent plus être dominés ; même pas par les relais des «maîtres du monde.

ACTEURS PLENIERS DE LA 3e GUERRE

La guerre d’agression imposée à la RD Congo depuis plus d’une décennie est venue balayer d’un revers de la main la rhétorique de l’indépendance politique du Congo, en mettant à nu les acteurs pléniers de cette «troisième guerre mondiale». La plus meurtrière. Les grandes entreprises multinationales du Nord jouissant du soutien de leurs Etats et/ou leur imposant leur loi ont réussi, pendant plus ou moins 50 ans, a tourner en dérision le Congo de Kimbangu, Lumumba, Kasavubu, Kataliko et Muzirhiwa, en faisant croire aux Congolais zaïrianisés qu’ils étaient maîtres chez eux.

Elles ont réussi leur coup des «cosmocrates» en organisant une cooptation des filles et fils de l’Afrique-mère et de notre patrie pour en faire des hommes et femmes politiques liges. Chez nous, pendant plus ou moins 50 ans, le marionnettisme a fonctionné à plein régime. Les rares exceptions, les rebelles à la loi du marché des «maîtres du monde» et de leurs sous-traitants ont été cyniquement tués. Lumumba, Kataliko, Muzirhiwa et beaucoup d’autres martyrs anonymes de cet ordre inhumain sont tombés victimes d’une boulimie du profit pour le profit.

Celle-ci triomphe en semant la mort. Pas seulement de ses critiques acerbes ; mais aussi des populations assimilées aux bêtes de somme, corvéables à souhait. Cette boulimie triomphe sur fond d’un lavage de cerveau permanent, assuré par une certaine école, par les médias dominants (communément appelés ‘médias internationaux’) et les médias «coupagistes» nationaux, relais de «la bonne parole» de la colonisation des intelligences, de l’ensorcellement des cœurs et des esprits.

Ces médias unis pour l’esclavage mental font, au quotidien, des instruments de la mort économique de notre pays, les IFI (dont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international), des alliés de notre émancipation. Cet esclavage mental a créé, chez plusieurs d’entre nous, une culture des éternels assistés. Les SOPEKA (Sombela ngai, Pesa ngai, Kabela ngai). Leur foi dans la Communauté dite internationale relève de cette mentalité.

Les exemples historiques de la complicité de cette communauté d’intérêts (entre les pays et les multinationales du Nord) n’ont pas encore réussi, jusqu’à ce jour, sa démonétisation. Et elle, en appliquant la politique du bâton et de la carotte, réussit, tant bien que mal, à tirer son épingle du jeu. Le folklore de nos fêtes d’indépendance éloigne, pour un temps, une remise en question profonde des mécanismes de notre esclavage mental et de la culture mendiante qu’il induit. Jusqu’à ce jour, cette culture est entretenue par les sous-traitants du nouveau désordre mondial.

SURTOUT, ARRETONS DE REVER

Les mettre hors d’état d’agir. Cela exige un temps d’arrêt, ne fût-ce qu’au niveau mental. L’année 2010 pourrait être marquée par cette préoccupation. Il faut marquer un temps d’arrêt sans arrêter le cours de l’histoire. Il faut marquer un moment d’une évaluation sans complaisance : un temps de la méditation, du recueillement et de la pensée.

Un temps où nous pouvons nous recentrer sur toute notre histoire passée et nous reposer ces questions : Comment l’esclavage mental de plusieurs d’entre nous a-t-il pu être possible ? Comment d’autres peuples du Sud ont-ils fait pour refermer ‘les veines ouvertes’ de leur terre-mère? Que pouvons-nous trouver comme inspiration chez eux ? Que nous donnons-nous comme délai pour une refondation humaine de notre âme ? Comment faire pour nous engager dans des trajets collectifs où nous pouvons d’abord compter sur nous-mêmes ?

L’esclavage mental et la culture de la mendicité ont créé une atmosphère de suspicion atomisante parmi nous ; disons une atmosphère diabolique. C’est-à-dire une atmosphère qui nous fragilise en nous divisant, eu égard au fait qu’elle est (souvent) fondée sur la délation et des accusations sans preuve des uns à l’endroit des autres. Cette atmosphère donne l’illusion à ses initiateurs et leurs disciples d’être les pièces maîtresses de la re-création d’un autre Congo. Et pourtant, elle produit des fruits amers : la zizanie permanente et la méfiance réciproque ; la montée d’une méchanceté destructrice de toute œuvre qui se veut collective.

Que faire ? Persévérer dans le travail en synergie entrepris par certaines plates-formes socio-politiques, certaines associations de la société civile et certains partis politiques ; créer ou recréer un forum où ce travail en commun peut se traduire régulièrement en propositions et résolutions concrètes. Bref compter sur la synergie des minorités organisées et en susciter, sans se préoccuper outre-mesure des résultats spectaculaires immédiats.

Ici, la bonne volonté est insuffisante si elle n’est pas accompagnée du courage (en tant que vertu de l’endurance dans l’impossible). Les médias alternatifs congolais sont et seront d’un apport indispensable au devenir d’un autre Congo. Nous devrions surtout arrêter de rêver. Le Congo, que nous voulons pour nos enfants et nos petits-enfants, ne nous sera pas servi sur un plateau doré par la communauté dite internationale, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et leurs sous-traitants.

Source : lepotentiel.com

L’Abbé Apollinaire Malu Malu Muholongu :  » Je ne serai pas membre de la Ceni  »

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C’est clair. L’abbé Apollinaire Malu Malu ne sera plus membre de la future Commission électorale nationale indépendante, Ceni. Pour le prêtre catholique, le mandat que sa hiérarchie lui a confié pour faire ce travail avait ses limites. Il est temps, a-t-il souligné lors d’une visite à Kisangani, d’aller répondre à ses exigences pastorales. Toutefois, le prêtre précise qu’il détient encore le pouvoir juridique de préparer les prochaines élections locales en RDC.
Le président national de la Commission Electorale Indépendante, CEI, explicite sa pensée : «Comme le savez,la CEI va bientôt terminer son travail. Elle aurait pu terminer avant, mais c’est le parlement qui n’a pas pu voter la loi sur la Ceni à temps. Donc, la CEI cédera la place à la Ceni.»

Cependant, l’abbé Malu Malu apporte une précision de taille : « Mais conformément à l’arrêt de la Cour suprême de justice, la CEI a encore les pleins pouvoirs pour préparer les élections urbaines, municipales et locales et déjà pour organiser actuellement le fichier électoral. En attendant la Ceni, nous sommes au travail et nous travaillons jour et nuit, d’une manière optimale ».

Le président de la CEI n’entend pas briguer un poste à la future Ceni, tant il pense reprendre ses activités pastorales : «J’avais déjà annoncé que je ne serai pas membre de la Ceni parce que je suis prêtre. Je réponds à une hiérarchie et je sais que mon évêque m’avait autorisé à travailler dans la CEI pendant la transition. Donc, à la fin de la CEI, je serai à la disposition de mon évêque.». Source : radiookapi.net


 

Portrait de Apollinnaire MALU MALU

L’Abbé Apollinaire Malu Malu Muholongu, né en 1962 à Muhangi (territoire de Lubero), est un ecclésiastique et un homme d’état de la République démocratique du Congo. Il est l’actuel président de la Commission électorale indépendante.
Originaire du Nord-Kivu, il appartient à l’ethnie Nande. Il obtiendra un doctorat en Sciences politique à l’Université de Grenoble-II (Université Pierre Mendès-France) en 1988, ainsi que plus tard une maîtrise en Sciences des droits de l’homme, et un diplôme d’études approfondies en Sciences politiques, en philosophie et en théologie à Lyon.
Entre 1993 et 1996, il est curé de la paroisse de Monestier-de-Clermont, dans le diocèse de Grenoble. En 1997, il revient en RDC, où il occupera la fonction de vice-recteur puis de recteur à l’Université du Graben à Butembo. Il y est également président du Consortium agriculture urbaine de la Ville.
En 2003, il est nommé Expert au Service présidentiel d’études stratégiques attaché au Cabinet du Président de la République Joseph Kabila. En 2004, il est nommé à la tête de la Commission électorale indépendante, chargé de superviser l’enrôlement des électeurs et de l’organisation des différentes élections devant se tenir en RDC en 2005 et 2006. Fin 2007, il est notamment en charge des travaux préparatoires de la Conférence de Goma en vue d’une issue à la guerre du Kivu.
Le 20 mars 2008, il reçoit un Honoris Causa de l’Université de Liège pour avoir réussi à organiser des élections démocratiques et transparentes dans la République Démocratique du Congo, qui était alors un pays très instable politiquement parlant.

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